ASBL MINERVE – La Recherche Médicale au service de la Rétine et du Cerveau

                                      La Recherche Médicale – Etat des lieux

Depuis de nombreuses années, nous observons une réduction des subsides à nos chercheurs Belges et Européens et il devient de plus en plus difficile pour des laboratoires, même reconnus mondialement, de subsister au niveau financier. Il faut savoir qu’actuellement, un chercheur ou son directeur de recherche consacrent près de 50% de leur temps à l’obtention de fonds pour financer leurs recherches. Avec les économies décidées sur les coûts de la santé, cette situation risque malheureusement encore d’empirer et les subventionnements privés doivent se multiplier afin de maintenir à tout le moins la qualité actuelle de notre Médecine.

Par le biais de l’Asbl, nous souhaitons donc faciliter l’activité du Chercheur, de son laboratoire, et/ou d’une équipe de recherche afin de leur laisser le loisir de se concentrer sur leur activité principale : La Recherche Médicale.

Sa première entité, la recherche dite “clinique”, se produit en clinique sur des patients tests ou sur des patients malades d’une maladie précise. A l’inverse, la recherche dite “fondamentale” se situe en amont de toute application chez l’humain, ayant pour but principal de mieux comprendre les mécanismes d’actions mis en jeu dans une pathologie bien précise. C’est à la fois la recherche la plus mal financée (car n’intéressant pas des groupes pharmaceutiques vu qu’elle est trop loin de toute applicabilité thérapeutique) mais aussi la plus importante! En effet, la recherche fondamentale d’aujourd’hui donnera lieu à la recherche clinique de demain et à notre Médecine d’après demain.

De la même façon, nous avons souhaité fournir une traçabilité la plus totale des dons qui nous serons fait (savoir à quels groupes il a été donné, dans quel but, pour quel projet) afin d’assurer au donateur la possibilité de suivre les chercheurs qu’il aura aidé.

Si, comme nous, vous refusez de laisser notre Médecine et plus particulièrement notre Recherche Médicale péricliter pour des raisons budgétaires, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire pour nous aider dans notre entreprise : Faire un don. A ce propos, les donations donnent désormais lieu à une déductibilité fiscale : notre asbl possède bien le statut d’Asbl avec libéralités.

                                                   L’Asbl et ses objectifs

L’Asbl Minerve a été créée en 2014 sur base d’une volonté commune de promouvoir la recherche médicale visant à mieux comprendre les origines et les mécanismes d’action des troubles inflammatoires de la rétine et du cerveau, et d’aider au développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Les pathologies inflammatoires de la rétine ou du cerveau affectent toutes les couches de notre société et sont souvent très invalidantes pour les personnes atteintes. Une meilleure compréhension de ces pathologies pourrait donc permettre d’améliorer les capacités visuelles et/ou cognitives ces patients.

Paradoxalement, les recherches dans ce domaine sont actuellement peu supportées financièrement par les instances publiques. De plus, comme toute la recherche de pointe menée actuellement, elle nécessite un soutien financier conséquent de par les méthodes d’investigations utilisées qui sont des plus en plus complexes et couteuses.

Fort de ces diverses constatations, nous avons décidés de constituer cette Asbl de recherche afin de soutenir financièrement des chercheurs ou des groupes de recherche qui œuvreraient à une meilleure compréhension des processus inflammatoires mis en jeu dans ces pathologies de la rétine et du cerveau.

Le financement s’étendra sur une période de un à trois ans pour tout type de demande; que ce soit en frais de personnel, fonctionnement, achat de petit ou gros matériel, ou en tout autre type de subside tant qu’il est justifié dans la candidature et validé par notre comité scientifique.

Un comité scientifique, constitué de Chercheurs et de Médecins reconnus au niveau international, examinera les candidatures qui répondent aux critères de sélections de l’Asbl et émettra un avis sur la faisabilité des projets et sur l’importance de les financer.

Dans un souci de transparence, chaque donateur aura la possibilité de voir où son don a été affecté et de suivre ainsi le projet ou l’équipe de recherche qu’il a subventionné.

                                             Les Projets précédents retenus:

Résumé du travail de Mme Wittamer et de son équipe:

Notre programme de recherche est consacré à l’étude de la population de macrophages résidents du système nerveux central (SNC), appelée microglie. Ces cellules gliales d’origine hématopoïetique font l’objet d’une attention croissante ces dernières années car elles exercent un rôle essentiel dans le maintien de l’homéostasie du SNC. En tant qu’unique population immunitaire résidente, la microglie constitue en effet la première ligne de défense en cas de lésion ou d’agression pathogène et contribue aux processus de réparation du tissu nerveux. De par son statut unique, la microglie est également impliquée dans les pathologies du SNC associées à une inflammation chronique, telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.Ces observations font de la microglie une cible potentielle pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques dans le domaine de la neuroinflammation et des maladies neurodégénératives. Une meilleure compréhension de la biologie de ces cellules est cependant nécessaire pour évaluer l’étendue de ce potentiel.

Au laboratoire, nous étudions plus particulièrement les mécanismes cellulaires et moléculaires contrôlant l’émergence et les fonctions de la microglie au sein du tissu nerveux. Les premières étapes du développement de la microglie se déroulant précocement au cours du développement de l’individu, nous étudions ces processus de manière non invasive dans le modèle vertébré du poisson-zèbre, tirant profit de la transparence de son embryon. Ces études nécessitent notamment l’utilisation de matériel de microscopie de pointe pour la manipulation et l’analyse des embryons, dont la taille varie entre 1 et 3 mm de long.

Dans ce contexte, l’achat d’un nouveau stéréomicroscope, entièrement financé grâce au soutien de l’Asbl Minerve, a indéniablement contribué à la mise en œuvre des différents projets réalisés au sein de notre groupe.

http://wittalab.ulb.be

 

Résumé du travail de l’équipe du Professeur Alexandre Legrand, Laurence Ris, et Mme Alexandra Tassin: Rôle du stress oxydatif et de la neuroinflammation dans les troubles cognitifs associés à l’hypoxémie épisodique : approche multidimensionnelle dans un modèle murin

 Les pathologies respiratoires sont associées à des troubles neuro-cognitifs altérant la qualité de vie des patients. Notre laboratoire de Physiologie et de Réadaptation Respiratoire (PhRR, UMONS) s’intéresse à la composante hypoxémique commune à ces affections respiratoires. Selon le type de pathologie, la durée, la fréquence et l’intensité des épisodes de désaturation de l’hémoglobine en O2 varient et les conséquences cérébrales de ces différents types d’hypoxémie restent très controversées. Dans la BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive), une sous-population importante de patients avec déficits cognitifs présente des épisodes d’hypoxémie nocturnes moins profonds que dans le syndrome d’apnées du sommeil, avec des variations plus lentes de la saturation. L’oxygénothérapie est le traitement de choix en cas d’hypoxémie permanente mais son utilité dans les cas moins sévères est toujours débattue. Le but de notre projet est d’améliorer notre compréhension des troubles cognitifs induits par une hypoxémie intermittente épisodique. Ces connaissances pourront servir de base à la mise en place de traitements adaptés au pattern d’hypoxémie des patients et visant à contrecarrer la progression des troubles cognitifs.

Pour ce faire, un modèle animal réductionniste est utilisé. Celui-ci est basé sur un système développé au PhRR et permettant d’exposer des souris à différents mélanges gazeux. La collaboration avec le service de Neurosciences (UMONS, www.umons.ac.be/neuro), spécialisé dans les désordres neurodégénératifs, permet une combinaison d’expertise idéale pour mener à bien ce projet interdisciplinaire.

Le financement octroyé par l’ASBL Minerve nous a permis de débuter concrètement ce projet interdisciplinaire. Une étude pilote a permis l’implémentation de tests comportementaux pour l’évaluation de la mémoire spatiale (Test de Barnes, Water maze). Le système d’exposition à l’hypoxie a également été optimisé de manière à minimiser tout stress pouvant influencer les mesures neurophysiologiques. La souche de souris CD1 a été sélectionnée pour sa plus grande sensibilité aux effets de l’hypoxie. La nourriture des animaux a également été adaptée afin d’éviter un excès en anti-oxydant susceptible de biaiser les résultats. Les analyses permettant d’investiguer l’effet de différents patterns d’hypoxémie sur la plasticité synaptique, le stress oxydatif et la neuroinflammation sont actuellement en cours.

Le comité scientifique félicite bien évidemment nos divers lauréats pour leurs travaux majeurs et prometteurs dans ces domaines!!!